EXPÉRIMENTATION ARTISTIQUE & TECHNIQUE URBAINE Nous cherchons des artistes et des techniciens pour repenser et transformer Saint-Denis ! Saint-Denis, territoire en perpétuelle mutation, est le terrain d’une expérimentation artistique et technique inédite. Nous lançons un appel aux créateurs, architectes, hackers, urbanistes, makers et activistes pour imaginer et réaliser ensemble une intervention qui questionne l’espace urbain, l’usage collectif et les nouvelles technologies. OBJECTIF : CRÉER UN LABORATOIRE SOCIAL DES ARTS ET DES TECHNIQUES Nous voulons initier une expérience collaborative où l’art et la technique se croisent pour interagir avec le territoire et ses habitants. L’idée est de proposer des formes nouvelles d’expression et d’occupation de l’espace public en s’appuyant sur : L’innovation technique : outils numériques, dispositifs interactifs, prototypage urbain L’expérimentation artistique : fresques, installations, performances in situ La participation citoyenne : co-création avec les habitants, réappropriation de l’espace La transformation sociale : penser des alternatives à la gentrification et aux logiques institutionnelles COMMENT PARTICIPER ? Nous recherchons : Des artistes (peintres, plasticiens, performeurs, musiciens, scénographes) Des techniciens (ingénieurs, développeurs, designers, makers, artisans) Des activistes et penseurs (urbanistes, sociologues, architectes, hackers, philosophes) LES CONDITIONS Projet ouvert et collaboratif Expérimentations in situ sur plusieurs semaines Mise à disposition d’espaces de travail et de matériaux Exposition finale et activation collective dans la ville COMMENT POSTULER ? Envoyez votre proposition (texte, croquis, références) avant le 01/05/2025 à : bloczerox@gmail.com Rejoignez-nous pour inventer de nouvelles narrations urbaines et redonner à Saint-Denis son pouvoir de transformation collective !
Ce que les gens disent de moi dépend toujours de qui parle.
Pour ceux qui ont partagé un squat, une nuit de galère, une embrouille à régler ou un projet à monter, je suis quelqu’un sur qui on peut compter. Un type qui ne parle pas dans le vent, qui fait ce qu’il dit, qui ne lâche pas quand ça devient compliqué. On me décrit souvent comme un bâtisseur d’espaces, un créateur de mouvement. Un mec qui voit une brèche là où d’autres ne voient qu’un mur.
Dans les cercles plus institutionnels, je suis un électron libre, un emmerdeur ingérable, une anomalie dans le système. Certains me respectent pour ça, d’autres me détestent parce que je ne rentre pas dans leurs cases. On m’a traité de radical, de perturbateur, d’utopiste, de manipulateur, de stratège trop lucide. Ils savent que je comprends les règles mieux qu’eux et que je peux les contourner sans jamais me laisser coincer.
Pour les autorités, je suis un problème ambulant. Trop intelligent pour être un simple "squatteur", trop structuré pour être un marginal classique, trop imprévisible pour être récupérable. Ils me suivent, m’observent, cherchent à comprendre où je vais. Mais ils ne comprennent pas que je ne vais pas quelque part : je suis partout à la fois.
Les médias, quand ils parlent de moi, oscillent entre fascination et incompréhension. Ils veulent me coller une étiquette : activiste, anarchiste, hackeur social, guérillero urbain. Mais ce que je fais ne rentre pas dans leurs cases. Ils préfèrent raconter des histoires édulcorées ou chercher le détail qui fera de moi un personnage plus "vendable".
Et puis, il y a ceux qui ne me connaissent que de loin, qui fantasment, exagèrent, inventent. Certains me voient comme un mythe, un type qui aurait ouvert des centaines de squats, qui aurait infiltré des réseaux, qui connaîtrait tous les codes. D’autres pensent que je suis une illusion, une légende urbaine.
Au final, je laisse chacun dire ce qu’il veut. Ce qui compte, ce ne sont pas les mots, c’est l’action. Ceux qui me connaissent vraiment savent que je suis là où il faut être, quand il faut agir. Le reste, c’est du bruit.
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